Musée de l'Ecole d'Hier "Louis Mailliot"


 
 
    Irénée Carré
      Inspecteur Général de                                                                                                
l' Instruction Publique
Un fondateur
de l' ’Enseignement primaire
et créateur du
Certificat d'Etudes Primaires 
dans les Ardennes
 
  Nommé Inspecteur d’Académie à Mézières,  Irénée Carré a créé le Bulletin de l’Instruction Primaire du Département des Ardennes grâce aux crédits alloués par le Conseil Général sur proposition du Préfet .
  Dans le premier numéro paru le 1er octobre 1873, on peut découvrir notamment :                             

 -  L’organisation pédagogique des écoles primaires du département, 
 -  Le règlement des examens pour l’obtention du   CERTIFICAT D’ETUDES PRIMAIRES. 

  C’est en effet Irénée Carré qui, dans les Ardennes, a créé le C.E.P. Dans son rapport présenté au Conseil Départemental à Mézières le 28 juillet 1873. Le Conseil Départemental a donné son approbation à ce sujet qui sera mis en application dès l’année scolaire 1873-1874.

   Irénée Carré a été un précurseur : au mois de juillet 1871, pendant son séjour en tant qu’Inspecteur d’Académie , il avait déjà organisé les épreuves du C.E.P. dans quatre cantons de la Haute-Saône.
    Il sera également en avance sur son temps en ouvrant, dans les Ardennes, des sections enfantines, en toute illégalité, ce qui lui attirera les foudres d’un Inspecteur Général. Celui-ci, après réflexion, les expérimentera dans la Seine et les légalisera.
    En raison de ses compétences Irénée Carré sera nommé Inspecteur d’Académie à Lille en 1878.
Un décret du Président de la République Jules Grévy l’appellera à l’Inspection générale de l’Instruction Publique en 1882 , année où par la loi du 28 mars, Jules Ferry rend obligatoire la scolarité de 8 ans à 13 ans et institue le certificat d’études primaires à l’échelon national.
   Agrégé de grammaire, Irénée Carré est l’auteur de nombreux ouvrages dont une méthode de lecture «La lecture maternelle»  appelée aussi la méthode Carré qui sera utilisée pour franciser les petits Bretons. Elle s’adresse également à ceux qui « n’entendent ni ne parlent le français », aux Flamands, aux Catalans, aux Basques, aux Corses, aux indigènes de nos colonies, sans oublier les écoliers « qui parlent des patois ou un français informe  »
   Irénée Carré  est mort en 1909 à Sormonne (Ardennes ), dans son village natal.
  Un monument a été élevé à sa mémoire dans la cour du Musée de Charleville. Il a été inauguré le 10 juillet 1910 lors de la fête de l’Amicale des Instituteurs et Institutrices laïques des Ardennes, en présence de Monsieur Martel, Délégué du Ministre de l’Instruction Publique .                                               

 
Raymond Gauquelin
(AMEH)             
 
Remerciements à M. Robert Marcy, M. Claude Chandler, M. Louis Jeandel. (photographie ci-dessus de  Marc Génin)

 
 



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